Enregistrement (quatrième partie) » La conspiration

 Enregistrement (quatrième partie)

20/9/2012

Confidential

 

Traduction de l'enregistrement de Josef Bloch, historien en chef de la famille Weizmann (quatrième partie)

 

...Voyons maintenant l’histoire plus récente.

 

Comme vous le savez maintenant, de tout temps, il y eu des talents. La chance a fait en sorte que le talent a pu se manifester ici et là au cours de l’histoire. Une personne de talent est tombée par hasard sur une amulette fait pour lui. Hasard extraordinaire qui n’est arrivé que quelques fois en plusieurs millénaires avant le 20ième siècle.

Selon mes études, il n’y a pas eu d’amulette universelle (qui peut être utilisée par tous) dans l’histoire.

Puis, un fabricant de bijoux juifs changea tout cela. C’était un humble artisan du nom de Samuel Gevry. Il vivait en Europe et était souvent soumis à la persécution à cause de sa race. De petits groupes armés de couteaux et de bâtons violentaient impunément les juifs du quartier. Ce bijoutier avait un talent : il était un voyant. Il pouvait reconnaître les talents d’autrui avec l’aide d’une amulette bien sûr. Tard dans sa vie, il prit dans ses mains un bijou : il ne devait plus voir le monde de la même manière par la suite. Il avait trouvé son amulette. C’était un petit bijou assez discret bien que de belle facture. Son talent lui faisait sentir le talent des autres : c’était beaucoup et peu à la fois. Ce savoir ne pouvait être communiqué : son talent ne pouvant être démontré.

Il découvrit cependant la grande variété des talents. Il fut très touché lorsqu’il rencontra une personne au cœur pur. Il y avait des gens fondamentalement bons dans le monde. Il y avait des tueurs aussi, des dominateurs, des êtres terrifiants!

Un jour, il fut en possession d’un morceau de métal plutôt étrange. Comme une étoile dotée de 6 branches assez fines. Il reçut l’objet dans un sac de pierres semi précieuses, le genre de sac qu’il achetait régulièrement pour confectionner des bijoux. L’objet était accompagné d’un message obscur, un genre de poème dont le texte ne m’est pas connu.

En contact avec ce bout de métal (?), il fut perturbé. C’était fort. C’était intense. C’était confus aussi. L’objet lui faisait vivre des choses similaires à son amulette.

Comme c’était un assez gros objet plutôt grossier, Samuel se dit que l’objet devait être travaillé et poli pour qu’il livre tout son potentiel. Après avoir regardé le problème sous tous les angles, il se décida à créer une œuvre originale. Il tailla chacune des 6 pointes avec minutie. Avec chacune des pointes, il fit un bijou. Chacun de ceux-ci avait à une extrémité une anse pour passer une chaine et à l’autre bout, une figure complexe permettant aux 6 bijoux de s’emboiter parfaitement pour faire une étoile. Avec le morceau central, il fit une boule parfaitement ronde. Finalement, il créa une petite chaine avec le métal restant. Il perça en son centre la boule et fit, avec le tout, un collier. Après plus de 2 ans de travail, le collier fut prêt.

Ce n’est pas sans une certaine fierté que notre bijoutier s’aperçut que chacun des 6 bijoux tirés des pointes était une amulette aussi efficace sinon plus que la sienne propre. La chaîne et la boule avaient, ensemble, les mêmes propriétés.

Séparément, les 7 bijoux l’amenèrent au paradis. Ensemble, ils le précipitèrent en enfer.

En effet, l’assemblage terminé, il sortit les bijoux assemblés à la lumière du jour pour admirer le fruit de son dur labeur. Aussitôt sorti, il s’aperçut que 4 jeunes faisaient un mauvais parti à un de ses apprentis, fils d’un de ses cousins. Il entra dans une colère sourde désirant au fond de lui que ces jeunes meurent. Quasi instantanément, sans raison apparente, ces jeunes se mirent à s’entretuer ce qui permit à l’apprenti de s’enfuir.

Cachant son bijou sous sa chemise, il fermât son atelier et pris une marche dans le quartier juif. Chaque pensée négative virait au drame : le boucher (qu’il n’aimait pas) se coupa la main et le mari de sa nièce, qu’il soupçonnait de la battre, s’étouffa avec une arête de poisson!
Samuel entra dans une ruelle et démantela le bijou. Il put alors retourner à l’atelier sans encombre.

Il avait créé un monstre mais aussi 7 objets merveilleux. Que devait-il faire ?

N’ayant plus de femme et aucun enfant (quelle désolation!), il se décida que le monde devait être aux mains des cœurs purs. Le monde méritait d’être meilleur. Il décidât de donner six de ses sept bijoux. Il garderait le septième.

Son plan n’était pas complet. Il fallait que les ‘élus’ puissent être des phares dans leur communauté tout en étant discret. Il fallait donc qu’ils puissent être des guides. Comme Samuel n’avait pas eu d’enfant, il voulut que les ‘élus’ soient au cœur d’une large famille.

Afin de protéger l’avenir, il voulut que les six familles choisies soient très éloignées géographiquement… et qu’elles le restent. Il expliqua donc à chaque ‘élu’ qu’il devait, lui et ses descendants, continuer de vivre dans sa région actuelle. Chaque famille devait rester extrêmement discrète car le bijou reçu avait une valeur inestimable et que les bijoux réunis créaient un pouvoir démoniaque.

Il trouva d’abord un autre juif ayant un cœur pur et des talents à profusion. Puis, il parcourut le monde pour trouver 5 autres ‘élus’ : un chinois, un arabe, un anglais, un japonais et un russe. Étrange société des nations! À la fin de son périple, Samuel déménagea aussi loin que possible des ‘élus’, soit en Amérique. À la fin de sa vie, il trouva un juif en Amérique, bijoutier comme lui, un Weizmann qui accepta le dernier bijou formé de la bille et de la chaine. Les Weizmann devaient être les chiens de garde afin que, jamais plus, les 7 bijoux ne soient assemblés.

Chaque famille évolua à sa manière...

 

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